Marie-Madeleine Bonafon

Élements biographiques

Marie-Madeleine Bonafon Les Confidences d’une jolie femme

Rien de plus joli, de plus adroit, de plus flatteur. Ces cajoleries étoient soutenues de caresses assez vives... Je me crus aimée, parce qu’on m’assuroit que je devois l’être. Ma colere s’appaisa ; mon cœur s’attendrit... Peu s’en fallut que je ne m’accusasse d’ingratitude envers un homme si jaloux de mon bonheur.
Rozane me fit la première visite à l’heure où le cercle se formoit chez moi. Vêtu avec plus de goût que de magnificence, noble, simple, presque négligé ; ... il étoit admirable ! Je vis qu’on le remarquoit, j’en ressentis une émotion... dont je n’examinai point le principe.
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Marie-Madeleine Bonafon Les Confidences d’une jolie femme

Madame, les foiblesses de l’amour méritent souvent plus de pitié que de colere, parce qu’on n’y jouit pas d’une entiere liberté d’esprit ; mais cette trame d’imposture, cette malignité, froidement réfléchie, telle que vous venez d’en faire l’aveu, ne peuvent, ne doivent jamais trouver d’excuses.
Qu’on se représente mon étonnement, de m’entendre condamner par les raisons mêmes dont je croyois tirer ma justification. Confuse, interdite, n’osant accuser directement mon mari d’un excès de sévérité, je bégayai quelques mots. En vérité... rien n’est plus étrange...
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Marie-Madeleine Bonafon Tanastés, conte allégorique

Il est dans l’équité que vous soyez punis l’un par l’autre : le destin qui a permis sa métamorphose, t’ordonne de l’avaler, afin qu’ayant au-dedans de toi la source de ton suplice, ta punition dure autant que ta vie : ensuite ordonnant à Oromal de lui aider, il se mit en devoir d’effectuer sa menace, les gémissemens qu’un tel Arrêt arracha à cette infortunée, attendrirent Tanastès, qui eut la générosité de prier pour elle : laissez, dit Amariel, laissez lui subir la peine dûe à ses forfaits, c’est de-là que dépend le rétablissement des charmes de Sterlie
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