Marie-Madeleine Bonafon, Les Confidences d’une jolie femme
“ Rien de plus joli, de plus adroit, de plus flatteur. Ces cajoleries étoient soutenues de caresses assez vives... Je me crus aimée, parce qu’on m’assuroit que je devois l’être. Ma colere s’appaisa ; mon cœur s’attendrit... Peu s’en fallut que je ne m’accusasse d’ingratitude envers un homme si jaloux de mon bonheur. Rozane me fit la première visite à l’heure où le cercle se formoit chez moi. Vêtu avec plus de goût que de magnificence, noble, simple, presque négligé ; ... il étoit admirable ! Je vis qu’on le remarquoit, j’en ressentis une émotion... dont je n’examinai point le principe. ”
