René-Théophile Chatelain

Résumé

René-Théophile Chatelain Voyage d'un étranger en France… (1817)

Ce qui vous paraît à vous un grand malheur, un scandale criant, me paraît à moi la meilleure preuve que la marche adoptée par le gouvernement est aussi sage que politique. Le Roi n'est point Roi seulement des nobles et des prêtres, il l'est aussi du peuple français. C'est ce peuple qui forme l'immense majorité de la nation, c'est lui qui paye les impôts, qui verse son sang dans les combats, c'est lui qu'il importait de rassurer contre des prétentions ridicules aussi contraires à la raison qu'à ses intérêts.
Source : Gallica

René-Théophile Chatelain Voyage d'un étranger en France… (1817)

J'aurais voulu que des sentimens plus louables, plus conformes à votre haute naissance, vous fissent partager mes opinions; mais puisqu'il n'en est point ainsi, allez jouir de l'amitié de M. Murville; allez goûter les triomphes qu'elle doit vous procurer près d'une classe d'hommes ennemis nés de la noblesse et de ses droits. Allez flatter ce peuple dont les suffrages ne vous dédommageront pas même des sacrifices que vous lui faites. Car, il est bon de vous le dire, ce peuple, qu'on suppose si satisfait de tout ce qui se passe, est plus juste et plus sensé qu'on ne croit.
Source : Gallica

René-Théophile Chatelain Voyage d'un étranger en France… (1817)

De revenir sur tout ce qu'a fait cette déplorable révolution, de récompenser sa fidèle noblesse, en lui rendant tout ce qu'elle a perdu , de rétablir dans toute leur pureté les lois, les moeurs, les usages, qui ont fait si long-temps le bonheur de nos ancêtres. Mais loin de là, le Roi, séduit par les idées du siècle, a cru devoir se soumettre à l'opinion de la nation au lieu de la diriger ; il a prétendu donner lui-même à son peuple une constitution , comme si ce mot seul n'eût pas dû lui inspirer une haine insurmontable
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature