Résumé

Louis Mucènes Souvenirs de l'échauffourée de Strasbourg et du procès devant la Cour d'assises… (1840)

Mais la guerre avec l'extérieur, est-ce la seule lutte que nous ayons à soutenir? Ce n'est pas tout d'étendre le domaine de l'indépendance, d'affranchir les peuples : la liberté a-t-elle chez nous un culte digne d'elle? hélas! l'égoïsme en a fait sa proie! ceux qui ont promis de l'élever, de la défendre, ont été effrayés de son éclat ! la presse est muselée, le pouvoir sévit contre le peuple au lieu de le protéger. La nation était souveraine, et ceux qu'elle s'est imposés condamnent par leurs actes la puissance dont ils tiennent leur pouvoir.
Source : Gallica

Louis Mucènes Souvenirs de l'échauffourée de Strasbourg et du procès devant la Cour d'assises… (1840)

La civilisation a vieilli, tout enfantine, tout imparfaite qu'elle est restée, et aujourd'hui nous faisons ce que fait chaque nation, chaque homme, quand vient la vieillesse : nous écrivons nos mémoires. Nous faisons ce qu'on fait quand on n'a plus la force ou l'occasion d'agir, nous nous nourrissons d'utopies, et le gouvernement, dans sa marche toute pacifique, se gardera bien de nous distraire de ce genre d'occupation.
Source : Gallica

Louis Mucènes Souvenirs de l'échauffourée de Strasbourg et du procès devant la Cour d'assises… (1840)

Les partisans du prince Napoléon Louis , pour essayer le pouvoir de leur créature, ne pouvaient choisir une ville qui offrît plus de chances de réussite. La mémoire de Napoléon ne peut être plus dignement honorée qu'elle ne l'est à Strasbourg, et sous ce rapport il n'y a point de distinction d'âge ou de rang. Le vieillard qui a pris part aux beaux faits d'armes de l'empire, en parle avec enthousiasme; le jeune homme qui espérait suivre son exemple, l'écoute avec ravissement ; partout on exalte sa gloire, partout on regrette sa grandeur.
Source : Gallica

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