Marc Debrit, La Suisse et la politique impériale… (1860)
“ L'Allemagne aussi rêve son unité, et elle la rêve d'une manière intelligente. Elle n'aspire point à la gloire, très-contestable, d'absorber toute sa vie politique, toute sa vie intellectuelle, dans une province ou dans une capitale. Elle ne veut pas renouveler chez elle le déplorable exemple d'une grande ville épuisant à son profit toutes les forces de la nation. Elle sait qu'une pareille accumulation de vie ne se fait qu'aux dépens de la vie elle-même ; elle sait que le despotisme est presque toujours la conséquence d'une centralisation politique exagérée. ”
