Louis Mucènes

Louis Mucènes,  Souvenirs de l'échauffourée de Strasbourg et du procès devant la Cour d'assises… (1840)

“ Mais la guerre avec l'extérieur, est-ce la seule lutte que nous ayons à soutenir? Ce n'est pas tout d'étendre le domaine de l'indépendance, d'affranchir les peuples : la liberté a-t-elle chez nous un culte digne d'elle? hélas! l'égoïsme en a fait sa proie! ceux qui ont promis de l'élever, de la défendre, ont été effrayés de son éclat ! la presse est muselée, le pouvoir sévit contre le peuple au lieu de le protéger. La nation était souveraine, et ceux qu'elle s'est imposés condamnent par leurs actes la puissance dont ils tiennent leur pouvoir. ”
Source : Gallica

Louis Mucènes,  Souvenirs de l'échauffourée de Strasbourg et du procès devant la Cour d'assises… (1840)

“ La civilisation a vieilli, tout enfantine, tout imparfaite qu'elle est restée, et aujourd'hui nous faisons ce que fait chaque nation, chaque homme, quand vient la vieillesse : nous écrivons nos mémoires. Nous faisons ce qu'on fait quand on n'a plus la force ou l'occasion d'agir, nous nous nourrissons d'utopies, et le gouvernement, dans sa marche toute pacifique, se gardera bien de nous distraire de ce genre d'occupation. ”
Source : Gallica

Louis Mucènes,  Souvenirs de l'échauffourée de Strasbourg et du procès devant la Cour d'assises… (1840)

“ Est-ce donc à force de révolutions que nous améliorerons notre sort? avons-nous d'ailleurs le droit de faire une révolution nouvelle?
Un peuple peut renverser une royauté qu'on lui a imposée, comme un homme peut trahir un serment arraché par la violence ; mais détruire son propre ouvrage, anéantir l'oeuvre de sa pure volonté! établir un tel principe, c'est rendre toute souveraineté impossible, c'est fonder une anarchie sans fin, c'est détruire tout germe de cette union sociale qui constitue la force d'une nation (1) .
”
Source : Gallica

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