William Ellery Channing

Élements biographiques

William Ellery Channing Le Caractère de l'empereur des Français… (1833)

Venu dans une ère de civilisation et de lumières, Napoléon ne voulut gouverner qu'au rebours des progrès. A ses yeux, la puissance politique et militaire était tout, le bonheur et l'indépendance des hommes n'étaient rien; et l'on vit le peuple qui se disait le plus éclairé de l'univers, se courber docilement sous la servitude impériale, ébloui qu'il était par le prestige de la gloire des armes, et par les lâches sophismes des apostats de la liberté.
L'ambition politique, bien qu'elle donne à l'esprit une impulsion active et sagace, éteint souvent dans l'homme l'amour du vrai
Source : Gallica

William Ellery Channing Le Caractère de l'empereur des Français… (1833)

Une presse libre et la. tyrannie sont de si implacables ennemis que nous pouvons à peine blâmer le despote qui la brisé. S'il voulait agir autrement, il ferait tout aussi bien d'asseoir son trôné sur un volcan. Force lui est de réprimer la libre et franche expression de la pensée; mais cette nécessité est de son choix. Honte et infamie donc au souverain qui s'arroge un pouvoir qu'il ne peut conserver qu'en condamnant l'esprit à l'esclavage, et en transformant la presse, cet admirable organe de vérité, en un instrument de corruption et d'erreur!
Source : Gallica

William Ellery Channing Le Caractère de l'empereur des Français… (1833)

Dans une révolution comme celle de France, Washington n'eût rien été, parce que la sympathie qui existait entre lui et ses concitoyens, et qui faisait le secret de sa force, ne s'y serait pas trouvée. Par un instinct qui ne se trompe jamais, nous appelons Washington « le père de la patrie » et non « le libérateur. » Le peuple qui demande un libérateur, et qui ne possède pas en luimême le principe de son affranchissement, n'est pas encore mûr pour la liberté.
Source : Gallica

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