François-Dominique de Reynaud Montlosier

Résumé

François-Dominique de Reynaud Montlosier De la Monarchie française, depuis le retour de la maison de Bourbon… (1817)

Dans les mouvemens ordinaires de la vie, comme premier magistrat, comme premier gentilhomme, comme premier citoyen, le prince trouvera toujours sur ses pas la disposition à l'obéissance et l'expression du respect. Le prince passe, tout le monde se découvre ou s'incline devant lui. Mais dans les solennités d'État, lorsque le prince, la couronne sur la tête, se présente comme roi, c'est—à-dire, comme armé de toute la puissance de l'Etat, comme environné de toute sa science, de toutes ses lumières, de toute sa sagesse, ce n'est plus seulement du respect qu'on lui, accorde.
Source : Gallica

François-Dominique de Reynaud Montlosier De la Monarchie française, depuis le retour de la maison de Bourbon… (1817)

Les moeurs publiques se forment dans un État, de plusieurs sources. On peut les apercevoir, tantôt comme un sentiment commun de certaines convenances: ce qui compose le bon ton et le bon goût ; tantôt comme un assentiment général à certaines doctrines : ce qui compose l'opinion ; tantôt comme une affection de piété pour un certain culte, ou une certaine croyance religieuse ; quelquefois c'est un sentiment de devoir : ce qui appartient à l'équité et à l'honnêteté; d'autre fois c'est l'habitude de certains actes : ce qui compose dans une nation une sorte de cérémonial et de rituel.
Source : Gallica

François-Dominique de Reynaud Montlosier De la Monarchie française, depuis le retour de la maison de Bourbon… (1817)

CEUX qui voudront s'occuper de la restauration de l'esprit public en France doivent d'abord en comprendre les élémens. Il n'y a point d'amour du village pour celui qui n'aimé pas sa chaumière. Il n'y a point d'amour de la contrée pour celui qui ne donne aucune affection aux lieux qui l'ont vu naître. L'amour de la patrie, lorsque cette patrie à deux cents lieues de diamètre, lorsqu'elle renferme une multitude de peuples de langage, de moeurs et d'habitudes différentes, est un sentiment hors de mesuré avec les affections de là plupart de ses habitans.
Source : Gallica

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