François-Dominique de Reynaud Montlosier

Résumé

François-Dominique de Reynaud Montlosier De la Monarchie française au 1er janvier 1821… (1821)

Veut-on proscrire l'humanité? Y a-t-il tant à se récrier contre la souveraineté du peuple; n'est-il pas convenu parmi les nations que l'opinion est la reine du monde? On nous reproche un goût d'individualité. Fautil donc tout donner à la naissance? N'y aura-t-il plus d'égard pour le mérite personnel? L'indépendance! est-ce qu'il n'est pas dans l'instinct de tous les hommes de tendre à la liberté? Pour ce qui est de la féodalité, nous contestera-t-on qu'il y a eu des âges de barbarie, et qu'il y a dans les sociétés humaines un progrès vers le perfectionnement?
Source : Gallica

François-Dominique de Reynaud Montlosier De la Monarchie française au 1er janvier 1821… (1821)

LES principes de la révolution peuvent être notés de la manière suivante. C'est en premier lieu la haine des temps passés. Comme tous les titres, toutes les lois, tous les droits, toutes les possessions sont fondés sur quelque chose des temps passés, la haine de ces temps, la diffamation, l'ignominie dont on parvient à les couvrir, ébranle tout ce qui est, en ébranlant tout ce qui s'y rapporte. Un pays déraciné ainsi du passé est livré à la multitude et à ses chefs. C'est ainsi qu'en France la haine de la féodalité, bien entretenue et bien répandue, a préparé la révolution.
Source : Gallica

François-Dominique de Reynaud Montlosier De la Monarchie française au 1er janvier 1821… (1821)

La véritable plaie est la turbulence effrénée de la jeunesse, et la vanité non moins effrénée de la classe moyenne. Ce que veulent faire aujourd'hui des hommes influens en faveur de la religion, ce qu'ils ne font pas, et ce qu'ils n'osent pas faire en faveur de la noblesse , me paraît un égal contre-sens. Leur ménagement servile envers quelques hommes qui rêvent le salut de la France par la domination des prêtres, le même ménagement pour les prétentions vaniteuses de certaines classes révolutionnaires ou de certaines classes plébéïennes, voilà ce que je déplore sans cesse comme une calamité.
Source : Gallica

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