Résumé

La cloche funèbre de la politique européenne… (1798)

L'éducation du peuple, favorisée dans quelques endroits, est tellement négligée dans d'autres, qu'on paroit avoir pour but d'abrutir sa raison en le livrant à l'ignorance et à la superstition. - Là règne l'aisance, ici la plus dégoûtante pauvreté ; tel état a un système de gouvernement pacifique, le génie de la guerre domine dans tel aucre; - tout en Europe est si dissonnant, si contradictoire, si désordonné, qu'il n'y a qu'une secousse générale, qui, de ce cahos informe, puisse reproduire l'harmonie et la félicité universelle.
Source : Gallica

La cloche funèbre de la politique européenne… (1798)

On peut abuser des biens les plus précieux! L'enthousiasme du peuple a tout produit en France; les plus grands sacrifices ont été faits volontairement; qu'il soit déshonoré celui qui empoisonne un don aussi sacré, aussi efficace à la délivrance de l'humanité ! Que la confusion et le malheur retombent sur celui qui trompe l'espoir conçu par le philantrope , de voir enfin le bonheur avenir du genre humain.
Lorsque les ennemis de la révolution vous demandent en ricanant , où sont donc les beaux fruits qu'elle a produit ?
Source : Gallica

La cloche funèbre de la politique européenne… (1798)

Dans tous les états de l'Europe, il est d'usage de récompenser par des emplois et par une confiance sans bornes les faiseurs de projets et les charlatans. La plus grande partie des revenus publics tombe dans les poches des employés subalternes, et la sueur du peuple est perdue pour l'état, parce que la malédiction y repose et la consume misérablement.
La part active des grands seigneurs dans les affaires de commerce et d'industrie de leurs sujets, est non-seulement trop tendue, mais elle tient encore au despotisme Turc et à celui de l'inquisition
Source : Gallica

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