“ Et maintenant le Seigneur fait passer le royaume entre les mains d’Absalom, ton fils ; et tu te vois accablé des maux que tu as faits, parce que tu es un homme de sang. 9 Alors Abisaï, fils de Sarvia, dit au roi : Faut-il que ce chien mort maudisse le roi, mon seigneur ? Je vais lui couper la tête. 10 Le roi dit à Abisaï : Qu’y a-t-il de commun entre vous et moi, enfants de Sarvia ? Laissez-le faire : car le Seigneur lui a ordonné de maudire David ; et qui osera lui demander pourquoi il l’a fait ? ”
Abisai
Définition et enjeux
Citations sur “Abisai”
Ancien Testament, Deuxième livre de Samuel
“ David mit le peuple, un tiers aux mains de Joab, un tiers aux mains d’Abisaï, fils de Sarvia, frère de Joab, et un tiers aux mains d’Ethaï, le Géthéen. Et le roi dit au peuple : « Moi aussi je veux sortir avec vous. » Mais le peuple dit : « Tu ne sortiras point ! Car, si nous sommes mis en fuite, ils ne prendront pas garde à nous, et si la moitié d’entre nous succombe, ils n’y prendront pas garde. Mais toi, tu es comme dix mille d’entre nous ; il vaut donc mieux que tu puisses venir de la ville à notre secours. » Le roi leur répondit : « Ce qui vous paraîtra bon, je le ferai. » ”
“ Ainsi il ne voulut point boire de cette eau. Voilà ce que firent ces trois vaillants hommes. 18 Abisaï, frère de Joab, fils de Sarvia, était le premier de ces trois. C’est lui qui s’éleva seul contre trois cents hommes, qu’il tua de sa lance. ”
Ancien Testament, Deuxième livre de Samuel
“ Il y eut encore guerre entre les Philistins et Israël, et David descendit avec ses serviteurs, et ils combattirent les Philistins : David fut fatigué. Et Jesbi-Benob, l’un des fils de Rapha, — le poids de sa lance était de trois cents sicles d’airain, et il était ceint d’une épée neuve, — parlait de frapper David. Abisaï, fils de Sarvia, vint au secours de David ; il frappa le Philistin et le tua. Alors les gens de David lui firent serment, en lui disant : « Tu ne sortiras plus avec nous pour combattre, et tu n’éteindras point le flambeau d’Israël. » ”
Alfred de Montvaillant, Poètes bibliques : poésie des patriarches… (1900)
“ Et Amasa partit pour convoquer les Judéens , mais il fut en retard au-delà du terme qn'on lui avait fixé. Alors le roi dit à Abisaï : Maintenant ce Séba, fils de Bikri, va nous faire plus de mal qu'Absalon. Eh ! bien, toi, prends ce que j'ai ici de troupes et cours à sa poursuite, de peur qu'il ne se rende maître de quelques places, et qu'il ne nous échappe. Il partit donc de Jérusalem, accompagné des gens de Joab, des Céréthiens et des Pheletiens, et de tous les plus vaillants hommes, afin de poursuivre Séba , fils de Bikri. ”
Albert Hans, Revue des Deux Mondes
“ Bien d’autres enseignemens sont à tirer de la guerre d’Abyssinie. Hier, en 1891, dans l’Extrême-Orient, nous avons vu les Japonais se révéler comme une puissance militaire de premier rang, avec laquelle l’Europe devra dorénavant compter. Aujourd’hui, beaucoup plus près de nous, dans l’Avant-Orient, nous Aboyons les Abyssins apparaître comme un peuple doué de vertus guerrières surprenantes et capable au besoin de vaincre, en bataille rangée, l’envahisseur européen. Même les succès militaires des Abyssins ont un caractère particulier que n’ont pas eu ceux des Japonais. ”
Henry Blanc, Ma captivité en Abyssinie ...sous l'empereur Théodoros
“ Je n'ai jamais été aussi surpris qu'à la vue de ces Européens vêtus des habits de fête des Abyssiniens: une chemise de soie aux couleurs voyantes, de larges pantalons de même étoffe, le shama drapé sur leur épaule gauche, quelques-uns nu-pieds, la plupart la tête découverte. Ils étaient depuis si longtemps en Abyssinie, que je ne doute pas qu'ils ne se considérassent comme très-bien mis; et si nous ne les admirâmes pas, certainement les Abyssiniens le firent. ”
Dictionnaire de Trévoux/5e édition… (1752)
“ Ce sont les peuples de l’Ethiopie, qui est au- jourd’hui nommée Abassie. Ce sont les Arabes qui leur ont donné ce nom, que les Abyssins ont rejeté long-temps comme injurieux, & qu’ils ne prennent point encore dans leurs Livres, parce qu’en Arabe il signifie un mélange, un assemblage de plusieurs Nations. Ils s’appellent Ethiopiens, Itiopiavian, & leur pays Mangesta-Itiopia, Royaume d’Ethiopie, ou d’un nom plus particulier encore, Geez, ou Beera Agazi, Pays de liberté, oumedera Agazian, la terre des Libres, ou des Francs ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ Quand on voyage en Abyssinie, en s’étonne de trouver cet admirable pays si peu peuplé et si mal cultivé. On y traverse d’immenses solitudes où la terre en friche semble attendre une charrue qui ne viendra jamais, et on est tenté d’en conclure que l’Abyssin est le plus mou, le plus paresseux des peuples. Mais en tout pays le travail est dur, et certains gouvernerons s’appliquent à en dégoûter leurs sujets. ”
Alexandre Liano, Éthiopie, empire des nègres blancs (1931)
“ C'est que l'avenir de l'Abyssinie paraît des plus brillants et, si le programme civilisateur de Son Altesse se réalise sans grands obstacles, l'Empire abyssin sera dans quelques années un des pays les plus intéressants du monde, le pays des grosses affaires, le pays de la richesse, le pays idéal, pour ceux qui sont en trop sur le continent européen et qui s'en vont vers des terres lointaines à la recherche de la fortune et de l'avenir. ”
Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska, L'Abyssinie d'après James Bruce et les voyageurs contemporains (1886)
“ Les autres peuples païens et sauvages, qui font partie de l'empire - abyssin, sont moins redoutés, soit par suite de la position géographique qu'ils occupent, soit par suite de leur petit nombre, ou encore de la demi-civilisation où les a amenés leur état de dépendance vis-à-vis des Abyssins. Nous ne reviendrons pas sur une de leurs branches les plus importantes, celle des Shangallas, que nous avons visitée en parcourant le pays qui s'étend au nord-ouest, entre la mer Rouge et les montagnes de l'Abyssinie. ”
“ L’Abyssinie est d’actualité. Les ambassadeurs abyssins visitent la France après avoir promené dans Paris leurs manteaux brodés d’or et leurs pagnes de cotonnade. En même temps qu’eux, arrivait le comte Léontieff, ramené par une malencontreuse blessure reçue là-bas. Et ces derniers jours, le prince d’Orléans nous donna ses impressions publiques sur l’Abyssinie : « tant de voyageurs français viennent de redescendre tous plus ou moins désillusionnés sur le compte de l’Abyssinie et des Abyssins ». Aujourd’hui, en effet, les routes sont ouvertes, largement parcourues. ”
Hugues Le Roux,
Chasses et gens d'Abyssinie
(1903)
“ II semble que tout ce pays abyssin ne soit qu'un parterre fait pour réjouir la vue, tant la variété y est grande. Les forêts n'y ont rien d'affreux, ni de sauvage, et l'on dirait qu'on ne les a plantées que pour donner l'ombre et le frais. ”
Alexandre César Moreau de Jonnès, Ethnogénie caucasienne, recherches sur la formation et le lieu d'origine des peuples éthiopiens… (1861)
“ Les traditions rassemblées par la chronique abyssinienne débutent par Noé et Cham, comme les légendes asiatiques, et passent tout de suite à Menilek, fils de la reine de Saba, prétendu père des rois abyssins. Rien n'y rappelle l'Afrique avant les dynasties éthiopiennes des Negosch ou Négus, qui nous transportent au moyen âge. Le royaume d'Abyssinie, à part l'empreinte chrétienne qu'y ont laissée les apôtres chrétiens venus d'Alexandrie au IVe siècle, présente une société au niveau des vieilles royautés d'Asie. Ce peuple ne tient en effet à l'Afrique que par sa couleur. ”
Alex Raimond Auguste Girard, Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1873)
“ Nos Abyssins prirent chacun sur leurs épaules une partie des paquets dont on venait d'alléger les bêtes de somme et partirent d'un pas sûr et rapide au milieu des rochers ; ils bondissaient comme des chamois, sans faire jamais le moindre faux pas. Tous avaient les pieds nus. Un Européen ne doit pas songer à tenir tête à ces gens-là, il y userait ses jarrets et ses poumons. L'Abyssin est à l'homme blanc ce que l'antilope est au cheval. Dans ces sortes de voyages, l'homme n'a pas seulement à lutter contre les aspérités du terrain qu'il parcourt ”
Louis d’Hendecourt, L’Expédition d’Abyssinie en 1868
“ Il se peut qu’un séjour prolongé au milieu de ces populations, qu’un contact plus intime avec elles permette de recueillir d’intéressantes observations ; mais à première vue l’on ne rencontre pas en Abyssinie de ces types qui frappent comme chez tant de peuples de l’Orient, dont les costumes, les mœurs et le caractère sont à chaque pas l’objet de nouvelles surprises. ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ Les Abyssins en usent les uns à l’égard des autres avec beaucoup de cérémonie ; leurs enfans eux-mêmes se traitent d’altesse, d’homme bien né, de right honourable. Ils réservent le tutoiement aux étrangers et aux domotiques. Cette découverte tardive mortifia M. Rohlfs, qui aurait bien voulu reprendre ses politesses. Il se console en pensant qu’il n’y a que les sots qui soient impolis. Au surplus, l’Abyssinie est si loin, on a tant de peine à y entrer et surtout à en sortir qu’un ne peut y retourner tout exprès pour obliger les gens à ne pas vous tutoyer. ”
A. Vayssières, Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1857)
“ C'était quelque chose de beau à voir; mais, quand le premier coup de feu de l'Abyssin retentit, suivi de près d'un second, quand tout le troupeau effaré bondit en bramant de terreur, le nez au vent, les cornes couchées sur le cou, les quatre jambes réunies sur un espace grand comme la main pour se détendre comme un ressort d'acier, le spectacle de ces gracieux animaux s'élançant sur le sable du torrent et emportés dans une course rapide comme l'éclair devint vraiment admirable. ”
Guillaume Lejean,
L’Abyssinie en 1868
“ Voilà pour l’aptitude productrice de l’Abyssinie, Quant à ses importations, il serait prématuré de fonder de ce côté de grandes espérances. Le peuple abyssin, toujours entouré d’ennemis et de barbares, en état de siège perpétuel au sommet de sa plate-forme de cent lieues de diamètre, s’est habitué de bonne heure à se suffire à lui-même. Il vit des produits de son sol, fabrique lui-même ses vêtemens, ses armes, ses outils, les harnais de ses chevaux et de ses mules ”
Guillaume Marie Lejean,
Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge
(1867)
“ L'homme sur la tête duquel repose dans ce moment le sort de l'Abyssinie a aujourd'hui quarante-six ans. Il est de stature moyenne, d'un port imposant, d'une physionomie ouverte et sympathique. Ses traits, moins réguliers que ceux de la plupart des Abyssins, sont expressifs et mobiles, et n'ont rien de cette dignité d'emprunt qui marque certaines physionomies orientales d'un cachet d'insignifiance solennelle. ”
Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ L’expression pensive, triste et languissante de la physionomie fait des Abyssiniennes, malgré la couleur cuivrée de leur teint, une race de femmes des plus admirables ; elles sont grandes, minces de taille, élancées comme les tiges de palmier de leur beau pays. ”
René Basset,
Contes populaires d’Afrique
“ Abasi se leva, s’assit là, fit toutes les choses supérieures, toutes les choses inférieures, l’eau, la forêt, la rivière, les sources, les bêtes de la forêt ; il fit toute espèce de choses dans le monde entier. Il ne fit pas l’homme ; tous les hommes habitaient en haut avec Abasi. À ce moment, aucun homme n’existait dans ce monde ; il n’y avait que les bêtes de la forêt, les poissons qui vivent dans l’eau, les oiseaux que nous voyons voler dans l’air et beaucoup d’autres êtres qu’il ne parait pas nécessaire d’énumérer. ”
Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska, L'Abyssinie d'après James Bruce et les voyageurs contemporains (1886)
“ Nous avons dit plus haut que les Abyssins ne faisaient pas en cela exception à la règle générale. Depuis le monarque, qui a, à cet égard, des privilèges particuliers, jusqu'au dernier de ses sujets, tous les habitants de l'antique Ethiopie sont passionnés pour ce plaisir, et ils ont cela de commun avec beaucoup d'autres habitants du vaste monde. Mais où ils diffèrent avec leurs émules des climats tempérés, c'est dans les fatigues et les périls que la plupart de leurs chasses leur font courir. ”
Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska, L'Abyssinie d'après James Bruce et les voyageurs contemporains (1886)
“ Le peuple abyssin paraît être, en effet, de tous les peuples africains, celui que ses goûts, ses habitudes, son génie particulier, en un mot, semble rendre le plus accessible à notre civilisation, aussi bien sous le rapport intellectuel que sous celui des arts et de l'industrie. ”
Robert Du Bourg de Bozas, De la Mer Rouge à l'Atlantique à travers l'Afrique tropicale… (1906)
“ Les Abyssins sont décidément l'élément le moins maniable et le moins sûr de la troupe, comme aussi de l'Afrique Orientale. Seuls, leur orgueil, leur rapacité et leur haine de l'étranger l'emportent sur leur mauvaise foi. ”
Maurice Tamisier, Voyage en Abyssinie, dans le pays des Galla… (1838)
“ Le Roi et les courtisanes avaient caché leur visage dans leurs toiles. Après ce que nous venons de rapporter, on ne s'étonnera pas quand nous ajouterons qu'il règne, dans toutes les conversations des Abyssiniens, une liberté effrénée : des filles de dix, douze ans vous proposent leurs faveurs même en présence de leurs mères, et personne ne songe à se récrier ; en Abyssinie, la vieillesse conserve un enjouement qu'on ne rencontre presque nulle part en Europe. ”
Denis de Rivoyre,
Mer Rouge et Abyssinie
(1880)
“ ET ABYSSINIE. 113 du niveau de la mer, est le premier village abyssin qu'on rencontre, par cette voie, en quittant le littoral, et, de plus, était à cette époque la principale station de la mission catholique. M. Russel y fut reçu par Mgr de Jacobis. L'influence du nom de l'évêque parmi les populations qu'allait aborder l'officier français, sa longue expérience de leurs moeurs, de leurs préjugés, de leurs usages, en faisaient, pour celui-ci, un auxiliaire précieux. Par lui, le commandant acquit bien vite la conviction que les craintes de Négousié n'avaient rien d'exagéré. ”
Marco Polo,
Deux Voyages en Asie au XIIIe siècle
“ Quelles sortes de différentes bêtes on trouve dans la province d’Abasia. Les habitants d’Abasia vivent de chair, de lait et de riz. Ce pays a plusieurs villes et villages où l’on fait plusieurs ouvrages ; on y trouve de très bon bouracan et des étoffes de soie en abondance. Les Abasiniens ont aussi beaucoup d’éléphants ; ils ne naissent point dans le pays, mais on les tire des îles. Les girafes, les lions, les léopards, les chevreaux et diverses autres espèces d’oiseaux, que l’on ne trouve point ailleurs, y naissent en quantité. ”
J.-Gaston Vanderheym, Une expédition avec le négous Ménélik… (1896)
“ Mais les Abyssins proprement dits sont paresseux , rebelles à tout progrès , et ne font rien qui puisse leur rendre l' existence plus douce ; ils sont du reste tellement orgueilleux , qu' ils ne veulent pas avouer la supériorité des blancs , bien qu' entre eux ils disent : « Ce sont des diables ! » Leur seule industrie consiste dans la fabrication de fers de lance et de sabres grossièrement forgés ; ils ne sont pas commerçants et s' adonnent soit au métier des armes , soit à celui d' avocat ou de prêtre . ”
Alex Raimond Auguste Girard, Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1873)
“ Que l'Européen, au contraire, se montre loyal, affable, conserve toute sa dignité, toute la supériorité due à son instruction, et il ne sera pas un Abyssin qui n'ait pour lui le plus profond respect. L'Abyssin est intelligent, actif, désireux d'apprendre ”
Maurice Tamisier, Voyage en Abyssinie, dans le pays des Galla… (1838)
“ Lorsque les cavaliers abyssiniens rencontrent sur leur passage un prince ou un grand seigneur, ils sont dans l'habitude de descendre de leurs montures dès qu'ils l'aperçoivent, et de marcher jusqu'à ce qu'ils l'aient dépassé : loin de nous soumettre à cet usage humiliant, nous restâmes sur nos mules quand nous croisâmes le ras, et, au lieu de paraître mécontent d'un acte qu'on aurait pu considérer comme une expression de mépris, il s'arrêta pour nous demander des nouvelles de la Reine, et nous exprimer la satisfaction qu'il éprouvait de nous voir rentrer à Dévra-Tabour ”
Richard Cortambert,
Peuples et voyageurs contemporains…
(1864)
“ L' Abyssinie est une des contrées les plus pittoresques du monde : on l' a surnommée la Suisse de l' Afrique . De hautes montagnes , des cascades , des lacs , des forts sur des rocs inaccessibles , des collines couvertes de beaux arbres , en varient magnifiquement le paysage . Sa population est un mélange de toutes sortes de nations : les Abyssins proprement dits sont noirs , mais ont les traits de la race blanche ”
Guillaume Lejean,
Le Sennaheit, souvenirs d’un voyage dans le désert nubien
“ Leur sang abyssin, légèrement mêlé d’arabe, se reconnaît à leurs fines extrémités et à leurs cheveux d’un noir brillant dont les tresses flottent parfois jusque sur leur visage et leur donnent un air ébouriffé qui ne leur messied pas trop. ”
Louis Moréri,
Le grand dictionnaire historique…
“ Ils se piquent de cette même fidélité pour les prêtres, ausquels ils portent un très-grand respect, aussi-bien qu’aux églises & aux lieux saints. La langue éthiopienne est fort ancienne & très-belle, c’est la langue savante du pays ; mais la langue vulgaire est différente & partagée en différens dialectes, qui sont ceux d’Amhar, de Tigré, de Dembéa, & de Gonch ou d’Enaréa. Les Abissins comptent une très-grande suite de leurs empereurs, même avant la reine de Saba, qui vint visiter Salomon ; mais ce qu’ils en rapportent est rempli de trop de fables, pour en fatiguer l’esprit du lecteur. ”
