Résumé

André Hallays A la France : sites et monuments… (1929)

La terrasse, l'incomparable terrasse, d'où la vue s'étend jusqu'à la cathédrale de Strasbourg, est occupée par une véritable guinguette. Cependant, le spectacle qu'on découvre de toutes parts est d'une telle magnificence qu'on a vite fait d'oublier ces médiocrités : c'est l'immensité de la plaine où apparaissent vingt villes et trois cents villages, et sur laquelle on voit flotter des brumes d'argent et courir l'ombre tragique des nuages ; c'est aussi la forêt qui couvre de son moutonnement infini toutes les montagnes voisines.
Source : Gallica

André Hallays A la France : sites et monuments… (1929)

Ils escaladent les pentes, ils s'entassent dans les vallées; ils grimpent jusque sur les crêtes aiguës. Toute cette multitude avance, ondulant de croupe en croupe, comme une invasion barbare, chaque bataillon poussant l'autre, ceux des hauteurs dorés par le
soleil, ceux des fonds couverts par une brume lumineuse, ceux des lointains noyés dans l'air bleuâtre; derrière ceuxlà, on en devine d'autres, jusqu'au bout des Vosges, et l'énorme armée végétale semble en marche vers la campagne ouverte, vers la plaine du Rhin, vers la terre des hommes pour l'envahir et l'occuper comme aux anciens jours.
Source : Gallica

André Hallays A la France : sites et monuments… (1929)

La grande plaine du Rhin, humide et opulente, où les moissons déferlent autour des vergers, et où, le long des champs et des canaux, les cigognes se promènent lentement comme des sentinelles ; le joyeux vignoble qui revêt les premières pentes des Vosges, et la forteresse féodale qui élève sa tour ébréchée au-dessus des pampres de la colline ; la petite vallée, fraîche et étroite, ou une petite rivière fait tourner un petit moulin; la montagne abrupte comme une falaise et sa forêt qui, pareille à une armée marchant en bataillons serrés, monte à l'escalade des sommets
Source : Gallica

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