Résumé

Michel Houssaye Le cardinal de Bérulle et le cardinal de Richelieu… (1875)

Qu'en était-il besoin d'ailleurs? les œuvres sont assez belles, l'homme est assez grand pour n'avoir que faire des ménagements discrets. Les œuvres lui ont survécu ; nous les pouvons admirer de nos yeux. C'est le Carmel avec les trésors de grâce, de vertu, de sainteté, amassés depuis deux siècles dans ses cloîtres aujourd'hui plus peuplés que jamais. C'est l'Oratoire, aujourd'hui sortant de ses ruines à la voix du Vicaire de Jésus-Christ, et rattaché de sa
main puissante à cette chaîne dont le P. de Bérulle tient le premier anneau.
Source : Gallica

Michel Houssaye Le cardinal de Bérulle et le cardinal de Richelieu… (1875)

A peine entrée dans le cloître, mademoiselle de Gadagne se vit assaillie par la plus furieuse tempête. Les ténèbres l'environnèrent et le sol manqua sous ses pas. M. de Bérulle n'était point homme à s'effrayer d'un si rude assaut; il savait que, dans son humble fierté, Sœur Angélique ne se laisserait pas désemparer. Mais il jugea qu'à une âme dont les anéantissements présents indiquaient la grandeur future, il fallait un guide - en qui la sainteté égalât les lumières, et il lui donna pour père le prêtre dont lui-même s'estimait le fils en Jésus-Christ, le P. de Condren.
Source : Gallica

Michel Houssaye Le cardinal de Bérulle et le cardinal de Richelieu… (1875)

Le lendemain, sur les dix heures, pendant que la Reine déjeunait, Charles entra. On avait fait de ce prince une telle peinture à la sœur de Louis XIII qu'elle eut peine à le reconnaître; rien ne la frappa au premier abord, ni ses traits, ni ses manières, ni son esprit. Il se montra cependant grave, bon et tendre. Henriette ayant voulu se jeter à genoux et lui baiser la main, Charles l'arrêta : « Sire, lui dit-elle, je suis venue dans « ce pays de Votre Majesté pour y être à ses ordres » ; et elle fondit en larmes. Charles, touché, essuya ses yeux et l'embrassa.
Source : Gallica

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