Ferdinand Brunetière,
Un Épisode de la vie de Ronsard
“ Je ne pense pas qu’il puisse y avoir ici l’ombre d’une hésitation sur la nature des sentimens qui animent le poète. Son patriotisme s’y montre pur de tout alliage. La France qu’il aime, — et dont il parle avec un accent aussi vif et aussi passionné qu’il ait jamais fait de sa fière Cassandre ou de sa douce Marie, — c’est « celle qui l’a nourri... pour lui faire service ; » et ce qui n’entre pas dans son esprit, ce qui lui paraît, comme il le dit, « un monstre, » c’est que, sous quelque prétexte que ce soit, un Français se révolte, s’arme, et combatte contre cette mère. ”
