Maurice Barrès

Maurice Barrès

Résumé

Portrait de Maurice Barrès Maurice Barrès La folie de Charles Baudelaire (1926)

Pour conclure, si je ne suis pas assuré que Mallarmé nous mène là, du moins, affirmons-le, Baudelaire suggéra des curiosités nouvelles à l'esprit français, et dota notre langue des plus délicats procédés d'analyse.
Dans le balancement perpétuel qu'on nomme le Progrès, les Fleurs du Mal et tout ce groupe déterminent, parmi quelques jeunes esprits distingués, un des mille retours du moral sur le physique. Qu'on l'aime ou non, — c'est affaire de tempérament, — il demeure une psychologie et une langue baude-lairienne.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Barrès Maurice Barrès La folie de Charles Baudelaire (1926)

Et Baudelaire est notre maître pour avoir réagi contre le matérialisme de Gautier, qui est le réalisme d'aujourd'hui, et contre tout le superficiel du romantisme. C'est par les Fleurs du Mal, peut-être, que nous reviendrons à la grande tradition classique, appropriée sans doute à l'esprit moderne, mais dédaigneuse des viles couleurs éclatantes et de toutes les
sauvageries plastiques, convaincue que l'intellectuel s'honore d'être discret, et rêvant d'exprimer en termes clairs et nuancés des choses obscures et toutes les subtilités intimes.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Barrès Maurice Barrès La folie de Charles Baudelaire (1926)

Au reste, il y a du parfait grammairien dans la prose de Baudelaire.
Tout vrai génie étant à la fois mâle et femelle se féconde soi-même. Il n'y faut qu'un accoucheur. Le rayon de soleil vint d'Amérique par quoi éclata la gloire des Fleurs du Mal. Baudelaire débuta par nous révéler Edgar Poe, ce brouillard qui nous pénètre avec la lenteur égale d'une pluie fine et que coupent par saccades des éclairs, et des éclairs d'intuition.
Source : Gallica

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