Résumé

Pierre Poupot Deux mots encore à propos de M. l'abbé Auber (1842)

Jamais je n'ai su haïr que la haine, et je trouve la vie beaucoup trop courte pour la dépenser à rien de ce qui la flétrit ou l'abaisse. Seulement, visà-vis de M. Auber, j'ai une précaution à prendre : c'est de chercher en lui le catholique qui tâche de parler au cœur, de satisfaire l'esprit, la raison, l'imagination même, pourvu que la raison n'en souffre pas ; de vivre dans l'exercice continuel de la charité comme dans la pratique des vertus qu'il recommande (2) , et d'oublier tout le plus que je pourrai les jugemens portés par M. Auber sur la réforme et sur Calvin.
Source : Gallica

Pierre Poupot Deux mots encore à propos de M. l'abbé Auber (1842)

M. Auber que veut-il de M. Souché? Savoir si le livre de Levasseur existe ? Il dit lui-même qu'il existe. Si M. Souché l'a lu?
C'est pour accuser Calvin ou avant de l'accuser, qu'il eût fallu le lire, et M. Auber dit ne pas l'avoir lu. M. Auber demande pourquoi les auteurs protestans n'en ont pas fait plus d'usage ou de cas. C'est demander pourquoi, dans le catholicisme, on n'a pas fait plus d'usage et de cas des témoignages oubliés de M. Auber, auxquels le livre de Levasseur n'a jamais fait que nous servir de réponse.
Source : Gallica

Pierre Poupot Deux mots encore à propos de M. l'abbé Auber (1842)

Quant aux convenances d'expressions , M. Auber m'accorde assez peu le talent d'écrire pour n'attendre de moi qu'une politesse en rapport avec le sujet que je traite , et ici je conviens sans peine que je pouvais être plus heureux. Celles de mes expressions qui ont blessé M. Auber , ont un bien autre tort que celui de n'être pas douces, c'est le tort d'être justes. Les moins douces de toutes ont un bien autre tort encore , c'est d'avoir été empruntées à M. Auber lui-même, et de n'être que celles qu'il destinait à Calvin.
Source : Gallica

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