Résumé

Frédéric Dollé Lettres historiques. A Marie-Amélie… (1841)

Mais il ne nous reste plus qu'à demander s'il s'en servira comme Charles IX, ou comme Henri VIII ! Dans tous les cas, une épée est toujours d'un déplorable augure entre les mains d'un enfant au berceau ; comme chrétien, j'aimerais mieux lui voir une croix, seule arme que Dieu ait employée pour sauver le monde ; ce ne sont d'ailleurs jamais des signes de destruction ou de grandeur qu'il faut mettre aux mains des enfans : ce sont au contraire des emblêmes d'humilité et d'égalité qu'ils ne sont toujours que trop portés à méconnaître dans la suite.
Source : Gallica

Frédéric Dollé Lettres historiques. A Marie-Amélie… (1841)

Tous les bons catholiques croient, Madame, que les mariages protestants que vous avez déjà eu la condescendance de sanctionner sont autant de pièges qui vous ont été tendus par ceux qui veulent vous perdre dans l'opinion publique en insinuant méchamment, je crois, que la famille d'Orléans veut le bouleversement de la France et sa ruine, ayant déjà donné trois de vos enfans au protestantisme et convaincus qu'ils sont, avec Voltaire, que le Calvinisme doit nécessairement enfanter des guerres civiles et ébranler les fondemens de l'état.
Source : Gallica

Frédéric Dollé Lettres historiques. A Marie-Amélie… (1841)

Voilà certes un noble et bel exemple à suivre, Madame. A quoi peuvent servir tant de fastueuses réjouissances pour un nouveau-né, si ce n'est à centupler les angoisses de l'adversité, lorsque des temps d'épreuve nous sont imposés par Dieu !... Les choses d'ici-bas sont si éphémères! les espérances de la veille sont si souvent déçues le lendemain !.... Voyez plutôt, Madame : le 23 août 1754, le canon des Invalidés annonçait la naissance d'un petit-fils de France, qui fut Dauphin et qui eut l'honneur de porter la couronne de saint Louis; l'allégresse et les voeux furent universels
Source : Gallica

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