Jules Labbé

Résumé

Jules Labbé La politique en novembre 1864 (1864)

Mais ce beau soleil de la liberté et de l'égalité ne peut luire que le jour où les dogmes eux-mêmes auront été transformés.
L'état politique et social d'un peuple n'étant jamais que l'expression de son état religieux, le temporel découlant du spirituel, comme le fait de l'idée, il en résulte que les seules révolutions qui réussissent sont celles qui sont précédées d'une réforme religieuse. Ne parlons pas de démocratie, tant que les idées de déchéance, de miracle, d'autorité transcendante, de grâce et de prédestination auront cours parmi nous.
Source : Gallica

Jules Labbé La politique en novembre 1864 (1864)

L'Empereur n'avait jamais désavoué les déclarations du président de la République en faveur de la liberté des Romains ; il ne les avait jamais oubliées. Son but avait toujours été la conciliation- de l'indépendance du saint-siége et des droits d'un peuple « qu'on condamnait à une immobilité et à une oppression éternelles. » L'obstination du pape (obstination d'autant plus invincible qu'elle avait, comme nous l'avons expliqué, une raison d'être métaphysique) rendait cette conciliation impossible.
Source : Gallica

Jules Labbé La politique en novembre 1864 (1864)

L'évacuation de Rome assure l'indépendance du pape.
C'est au pape, et au pape seul, qu'il appartient aujourd'hui de faire accepter son pouvoir par ses sujets, et de le faire accepter librement
Si ses sujets ne l'acceptent pas, la France ne le leur imposera pas une seconde fois. Les Romains deviendront ce qu'ils voudront, et il est incontestable qu'ils voudront être Italiens.
Source : Gallica

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