Platon

Platon

Gorgias (1877)

Résumé

Portrait de Platon Platon Gorgias (1877)

Et voilà précisément pourquoi, quant à moi, je n'approuve nullement Polus, pour t'avoir accordé qu'il y a plus de honte à commettre l'injustice qu'à la souffrir. Car, au moyen de cette concession, il s'est trouvé lui-même à son tour embarrassé par toi dans la discussion; et tu l'as réduit au silence, parce qu'il n'a pas osé dire ce qu'il pensait. Car, au fond, Socrate, c'est toi qui, sous prétexte de chercher la vérité, amènes les choses à ce point de subtilité contentieuse et pédantesque, t'attachant à ce qui est beau, non par sa nature, mais en vertu de la loi.
Source : Gallica

Portrait de Platon Platon Gorgias (1877)

Mais si-toutefois tu veux apprendre demande quelle partie de la flatterie je dis la rhétorique être.
POLUS. Je demande donc, et réponds, quelle partie.
SOCRATE. Est-ce que donc tu L'apprendrais de moi ayant répondu ?
car la rhétorique est, selon mon raisonnement, le simulacre d'une partie de la politique.
POLUS. Quoi donc?
dis-tu elle être une chose belle ou une chose laide ?
SOCRATE. Je crois que c'est quelque chose qui n'est nullement beau; car j'appelle laides les choses qui sont mauvaises, puisqu'il faut que je te réponde comme si tu savais ce que je veux dire.
Source : Gallica

Portrait de Platon Platon Gorgias (1877)

Calliclès, tu m'as forcé à faire une harangue dans les formes, en t'obstinant à ne pas répondre.
LXXV. CALLICLÈS. Mais est-ce qu'il t'est impossible de parler à moins qu'on ne te réponde?
SOCRATE. Il y a apparence. Néanmoins, voici que je fais à mon tour de longs discours, grâce à ton obstination à garder le silence. Mais, mon cher, dis-moi, au nom du dieu de l'amitié : quand on prétend avoir rendu un homme vertueux, n'est-ce pas une absurdité d'accuser ensuite de méchanceté ce même homme qui était devenu sage et honnête par nos soins, et qui l'est en effet?
Source : Gallica

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