Résumé

Portrait de Aristote Aristote La morale et la politique d'Aristote…

Ainsi, le courage est l’habitude d’apprécier avec justesse les maux et les dangers de toute espèce, s’ils ne sont pas au-dessus des forces ou de la constance de l’homme. Les braver, ou les provoquer sans nécessité, sans motif légitime, est témérité : s’en effrayer, s’en laisser abattre, les éviter ou les fuir, lorsque l’honneur et la raison font un devoir de s’y exposer, c’est lâcheté. La témérité et la lâcheté sont donc les deux vices, l’un par excès et l’autre par défaut, entre lesquels le juste milieu est la vertu qu’on nomme courage.
Source : Wikisource

Portrait de Aristote Aristote La morale et la politique d'Aristote…

Il n’y a que la considération de la raison pratique elle-même, comme législatrice, il n’y a que son autorité suprême, reconnue par l’homme, qui puisse le porter à obéir à ce qu’elle ordonne. L’homme ne s’élève à la dignité morale, qu’en s’humiliant devant elle, comme étant ce qu’il y a de plus sublime dans sa nature ; qu’en se soumettant à ce qu’elle prescrit, sans condition, sans chercher des motifs plus éloignés, sans aspirer, par cette conduite, à aucun autre but, sans même attendre aucune récompense, mais uniquement parce que ce qu’elle prescrit.
Source : Wikisource

Portrait de Aristote Aristote La morale et la politique d'Aristote…

Que si l’on est entaché de, quelque vice, on doit en être puni ; c’est là le plus grand bien dont on puisse jouir, après celui d’avoir toujours été juste, puisque c’est un moyen de le devenir. Que l’on doit sévèrement s’interdire toute flatterie, toute lâche complaisance pour soi-même, ou pour les autres, soit qu’ils composent une multitude nombreuse, ou qu’ils soient en petit nombre. Qu’enfin, on ne doit jamais employer le talent de la parole, et toutes ses autres facultés, qu’au maintien et à la défense de la justice.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature