Résumé

Portrait de Platon Platon Gorgias — Ménon

Il se plaît à outrer sa propre pensée, à la rendre aussi scandaleuse que possible, naïvement convaincu qu’il va décontenancer son adversaire. La morale que prêche Socrate est une morale d’esclaves ; c’est la morale des moutons en face des lions. La vraie morale, celle de la nature et non de la loi humaine, c’est la morale de la force ; au plus fort tous les avantages ; le reste est niaiserie.
Nous reconnaissons là l’opposition entre la nature et la loi, chère aux sophistes, mais Calliclès y met un accent et un éclat tout personnels.
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Portrait de Platon Platon Gorgias — Ménon

Comment l’homme peut-il trouver ou seulement chercher la solution de problèmes relatifs à des choses qu’il ne sait pas encore ? Or il la cherche et la trouve : Socrate le démontre par l’expérience, en faisant trouver à un esclave, qui n’a jamais appris la géométrie, un certain nombre de vérités géométriques. Il a suffi de l’interroger pour l’amener à retrouver en lui-même des souvenirs oubliés : savoir, c’est se ressouvenir ; l’opinion vraie est une réminiscence, et la science est un système d’opinions vraies liées par le raisonnement, et rendues ainsi stables et définitives.
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Portrait de Platon Platon Gorgias — Ménon

Elle ne peut venir d’une science proprement dite, car on ne voit personne qui possède cette science. Mais il est une forme de connaissance, une seule, qui, à défaut de la science, peut diriger utilement la conduite de l’homme, comme le fait la vertu : cette chose unique, c’est l’opinion vraie, qui n’a pas la certitude et la solidité de la science, mais qui, en fait et tant qu’elle existe, aboutit aux mêmes résultats pratiques. Or, l’opinion vraie, c’est précisément ce qui fonde la vertu des honnêtes gens et celle des hommes d’État quand ils ne s’égarent pas.
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