Edmond Galeron, Principes oratoires, ou Essai de rhétorique d'après un plan nouveau (1863)
“ Ils savent aussi que l'intérêt qui amène l'orateur dans la chaire, ce n'est pas le sien ; car, pour y monter, il brave quelquefois la persécution et le martyre ; ce qui l'anime, ce qui lui rend les forces, parfois épuisées par le travail et la fatigue, c'est l'espoir du salut de ceux qui l'écoutent, c'est le sentiment du devoir impérieux que Dieu lui-même lui impose. Jamais, dans aucune branche de l'éloquence, le désintéressement de la probité oratoire n'eut un tel caractère. Les prédicateurs jouissent encore ici d'un autre avantage : c'est que leur sincérité ne peut être mise en doute. ”
