Marc Monnier,
Revue des Deux Mondes
“ C’est l’univers entier qui se retourne; le soleil va tomber sur la terre pour s’y éteindre, la terre monter au ciel pour s’y embraser. Enfin, raconte Pline, la lumière revint peu à peu, l’astre qui la répand reparut, mais pâle comme dans une éclipse. Tout était changé autour de nous, la cendre, comme une neige épaisse, avait tout couvert. On n’a soulevé qu’au siècle dernier ce linceul immense, ce linceul de cendre, et les fouilles ont raconté le désastre de Pompéi avec une éloquence que Pline lui-même, malgré les ressources de son style et l’autorité de son témoignage, n’a pu déployer. ”
