Marcelle Tinayre,
La Douceur de vivre
(1911)
“ Respire les orangers... La lune décroît, mais sa lumière est plus vaporeuse... Emplis tes yeux de cette belle nuit, avant que je ne ferme les volets... Vivre ici, c’est la moitié du bonheur. Être aimée ici serait le bonheur tout entier... Ah! petite Marie, si Claude soupçonnait le charme des nuits de Ravello, il ne serait pas en Flandre...Marie éclata en sanglots:—Tais-toi, Belle!... Si tu savais!...Elle se jeta au cou d’Isabelle qui oublia son égoïste souci. Tant de fois, Marie l’avait consolée!... Avec une tendresse de sœur, madame Van Coppenolle interrogea la jeune femme éperdue. ”
