F. Buloz, Scènes de la vie romaine. — Le Château Saint-Ange…
“ Il y avait alors un singulier contraste, une lutte sourde entre les aspirations libérales d’une partie de la jeunesse romaine et la politique puérilement ombrageuse du gouvernement pontifical. Tout en faisant mes études de droit, je m’étais lié d’une amitié étroite avec quelques jeunes Romagnols au cœur ardent, à l’imagination vive. Nous avions les mêmes goûts en littérature, les mêmes tendances en politique. Pleins de l’orgueil et de la confiance que donnent la santé et la jeunesse, nous faisions notre entrée dans le monde, la tête haute, mécontens du présent, forts de l’avenir. ”
