Résumé

Henri Durant Études et souvenirs La semaine sainte à Rome

Le Pape, pontife vénérable, entouré de tous ses cardinaux, vieillards courbés sous le poids des années et de la science, est placé sous un dais de velours appuyé contre la paroi gauche de cette chapelle, vaste comme une église vis-à-vis et à côté du grand autel, le triangle funèbre laisse scintiller les pâles lumières de ses treize cierges de cire jaune, qui l’une après l’autre, lentement, s’éteignent avec la dernière strophe de chaque lamentation du prophète, murmurée à voix basse et en intonations monotones qui en augmentent la désolante expression.
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Henri Durant Études et souvenirs La semaine sainte à Rome

Rome, pendant les jours saints, présente, au contraire, l’aspect le plus animé, et des flots de populations encombrent les rues et les places de la ville pontificale et se pressent dans ses profondes basiliques ; mais, il faut le dire pour être juste, au milieu de tous ces nombreux visiteurs, aussi divers de sentiments que de costumes, un plus grand nombre est attiré soit par une curiosité frivole, soit par l’amour du grandiose et du beau, soit par le désir de voir et de s’instruire, plutôt que guidé par un instinct religieux.
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Henri Durant Études et souvenirs La semaine sainte à Rome

Au dernier Agnus Dei de la messe, les cloches de toutes les églises de Rome et en même temps celles de tous les temples de la chrétienté font entendre leur dernier tintement, glas lugubre, annonçant que l’Agneau sans tache est près de mourir à ces grandes voix d’airain qui emportaient jusques aux cieux les prières et les vœux des fidèles, a succédé un morne silence, signe de deuil et de désolation.
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