Résumé

Portrait de Lope de Vega Lope de Vega Théâtre de Lope de Vega. Tome 1 (1869)

Ah ! Nuno, laissez-moi ; la vie m'est odieuse.
Je ne sais plus ce que je dis. Hélas! je me meurs d'amour, je succombe à la jalousie.
NUNO.
Allons, Sanche, mon enfant, du courage.
SANCHE.
J'imagine, je crains des choses dont la seule idée me bouleverse, malgré moi, jusqu'au fond de l'âme. Enseignez-moi la chambre d'Elvire.
PÉLAGE.
Et à moi la cuisine ; car, avec toutes ces aventures, je n'ai pas soupé et je meurs de faim.
NUNO.
Entre et repose jusqu'à demain. Don Tello n'est pas un barbare.
SANCIIE.
Hélas ! je meurs d'amour, je succombe à la jalousie.
Source : Gallica

Portrait de Lope de Vega Lope de Vega Théâtre de Lope de Vega. Tome 1 (1869)

LAURA.
Vous me dites là des choses trop belles. Vous avez tout à fait le langage d'un courtisan.
LE COMTE.
Cependant je n'aime guère la cour, et si je la connaissais, je ne voudrais pas y remettre le pied. — Dites-moi ; votre père a-t-il ici quelqu'un qui le serve?
LAURA.
Oui.
LE COMTE.
Combien de gens?
LAURA.
Il avait deux garçons, mais l'un d'eux s'en est allé l'autre jour se marier.
LE COMTE.
Oui-dà?
LAURA.
Malheureusement.
LE COMTE.
Comment donc?
LAURA.
Je lui avais donné ma vie, et il m'a laissée là. L'amour le plus tendre s'oublie. Il n'y a rien qui dure en ce monde.
Source : Gallica

Portrait de Lope de Vega Lope de Vega Théâtre de Lope de Vega. Tome 1 (1869)

COLOMB.
Une seule chose, sire : de l'argent. Car l'argent est en tout souverain. L'argent, c'est l'étoile polaire, la boussole, la carte marine du navigateur; l'argent, c'est l'intelligence, la force, l'adresse, le plus sûr appui et le meilleur ami de l'homme.
FERDINAND.
Tu dois savoir tout ce que m'a coûté la guerre de Grenade?
COLOMB.
J'espère, sire, qu'avec l'aide de Dieu, l'Espagne sera bientôt riche, et qu'il viendra un temps où l'or et l'argent seront communs chez elle, et où les pierres jusqu'ici réputées précieuses se vendront à vil prix.
Source : Gallica

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