Résumé

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski Discussion sur les impôts, par L. Wolowski… (1874)

Vouloir frapper, d'une manière indirecte et plus onéreuse, la propriété qui se refuse à payer d'une manière directe, c'est tourner dans un cercle vicieux et blesser à la fois un juste équilibre des revenus publics, et l'intérêt véritable de ceux qu'on semble protéger par une exemption mal fondée. Le malheur du temps commande une augmentation d'impôts : il faut qu'elle soit accomplie en faisant plus payer à tous, et ce que commande l'égalité dans la contribution aux charges publiques se trouve d'accord avec ce que prescrit l'intérêt même de la propriété territoriale.
Source : Gallica

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski Discussion sur les impôts, par L. Wolowski… (1874)

La propriété territoriale, en repoussant l'impôt direct, qui devrait, en toute équité, augmenter pour elle, et en approuvant de mauvais impôts indirects, se laisse subjuguer par une grave méprise : elle repousse la charge qu'elle voit, en provoquant une charge bien autrement lourde et périlleuse pour elle, qu'elle ne voit pas; elle sacrifie à l'apparence et s'expose à une perte sensible dans la réalité. Les physiocrates n'ont fait qu'exagérer un principe qui est vrai au fond.
Source : Gallica

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski Discussion sur les impôts, par L. Wolowski… (1874)

Par un singulier aveuglement, l'agriculture, qui se plaint avec raison de manquer du capital nécessaire pour accroître le produit du sol, s'associe en partie aux préjugés qui tendent à diminuer les facilités de circulation et à restreindre la formation du capital productif, en voulant frapper le chèque. Le principe de la solidarité des intérêts se manifeste ici d'une manière éclatante : on croit ne peser que sur les bénéfices de banque, et on méconnaît le levier à l'aide duquel on pourrait relever la puissance même de l'agriculture.
Source : Gallica

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