Antoine-Marie Roederer

Antoine-Marie Roederer

Résumé

Portrait de Antoine-Marie Roederer Antoine-Marie Roederer De l'impôt progressif (1848)

On parle beaucoup et depuis long-temps de secours à donner par le Gouvernement à l'amélioration de l'agriculture en France, mais qu'on nous dise, après ce qui vient d'être prouvé, quel secours le Gouvernement pourrait jamais donner qui balançât même le mal effroyable qu'il ferait en établissant l'impôt progressif, obstacle absolu à l'amélioration des terres?
Source : Gallica

Portrait de Antoine-Marie Roederer Antoine-Marie Roederer De l'impôt progressif (1848)

Et, si on applique le même calcul à des terres d'un plus grand produit, l'impossibilité des améliorations s'accroîtra progressivement. Soit, par exemple, une terre produisant 3,500 net des frais de culture. Si on y employait 10,000 fr. en améliorations, devant augmenter le revenu de 300 fr., on arriverait à ce résultat que l'impôt progressif, au lieu de laisser jouir de ces 300 fr., ou du moins d'une partie quelconque de cette somme, pour encourager ces sortes d'améliorations, réduirait le revenu primitif des propriétaires de 130 fr.
Source : Gallica

Portrait de Antoine-Marie Roederer Antoine-Marie Roederer De l'impôt progressif (1848)

Mais, dans tous les cas, et quelque précaution qu'on prenne, l'impôt progressif sera toujours un obstacle à la concentration des terres et un motif puissant à leur morcellement, si surtout l'impôt, avec ses centimes additionnels, dépassait 50 pour cent du revenu, car, comme nous l'avons déjà fait remarquer, tout propriétaire de plus de 2,100 fr. de revenu foncier aurait un grand intérêt à se défaire, à tout prix, même gratuitement , de ce qui dépasserait ces 2,100 fr.
Source : Gallica

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