Résumé

Pourquoi M. Steenackers a tort de compter sur Cadichon (1869)

Il est clair qu'un cultivateur qui retire d'un domaine de quinze hectares un revenu de 85 francs, doit trouver lourd un impôt de 55 francs. Tout impôt lui serait lourd, et la seule conséquence à tirer de la situation décrite, serait qu'au lieu de payer un impôt quelconque, il reçût des secours. Cependant M. Steenackers veut bien reconnaître qu'un impôt est nécessaire, qu'un impôt territorial est même indispensable, et, dans son économie politique de fantaisie, il fixe à quarante francs (2) le chiffre de l'impôt que chaque propriétaire foncier devrait normalement supporter.
Source : Gallica

Pourquoi M. Steenackers a tort de compter sur Cadichon (1869)

Rien de plus simple que de dire aux gens : l'impôt est lourd, l'impôt est odieux, l'impôt est malfaisant.
Le difficile c'est de le prouver.
Le premier venu peut critiquer notre système financier, mais celui qui montrera comment on peut mieux faire, n'est pas venu du tout.
Ne comptons pas que M. Steenackers soit ce Messie. Il a peut-être de la bonne volonté, mais cela ne suffit pas.
Lorsqu'on veut parler chiffres, il faut savoir compter juste. Cette première condition manque à M. Steenackers.
Source : Gallica

Pourquoi M. Steenackers a tort de compter sur Cadichon (1869)

Et comme le cultivateur a besoin d'argent, il subira, non sans gémir, la charge du nouvel impôt.
Cinq pour cent de dix mille francs, c'est cinq cent francs par an; 10 pour 100 de 500 francs c'est 50 francs ; 50 francs pour cinq ans, c'est 250 francs qu'il faudra payer comptant au moment de la signature du contrat, pour que le prêteur ne coure aucun risque; et le procédé de M. Steenackers, pour dégrever l'agriculture, n'aura abouti qu'à faire payer au cultivateur, lorsqu'il emprunte, un impôt nouveau de 2 et demi pour cent pour cinq ans.
Source : Gallica

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