Résumé

Paul de Gasparin Le Déficit et les nouveaux impôts… (1849)

Dans les conditions où se trouve la France pour pouvoir percevoir avec quelque sécurité un accroissement de l'impôt direct, il faut que la masse soit désintéressée dans cet accroisement; il ne faut pas que les partis puissent trouver, dans la lésion d'intérêts trop nombreux, le point d'appui qui leur est nécessaire pour agiter le pays. Il faut faire ce qu'a fait l'Angleterre, ce pays si éminemment pratique : il faut un minimum de revenu au-dessous duquel on échappe à l'application de l'impôt.
Source : Gallica

Paul de Gasparin Le Déficit et les nouveaux impôts… (1849)

Il est évident qu'en Angleterre, il n'en est pas ainsi. Tout individu ayant moins de 3,750 fr. de revenu net, étant soustrait à l'impôt, on peut dire que la presque totalité de ce que chaque citoyen appelle ses frais (la différence entre le revenu brut et le revenu net) échappe à l'application de l'impôt. Aussi, le revenu brut du royaume uni étant estimé d'après les dernières évaluations, à 18 milliards environ, le revenu soumis à l'application de l'impôt n'est que de 5 milliards 800 millions, c'est-à-dire un peu moins du tiers du revenu brut.
Source : Gallica

Paul de Gasparin Le Déficit et les nouveaux impôts… (1849)

Dans l'administration de la fortune de l'État, comme dans celle d'une fortune privée, il faut égaler les recettes aux dépenses annuelles. Les dépenses publiques ne pouvaient être réduites au-dessous d'une certaine limite; il a dû proposer d'élever les recettes jusqu'à celte limite. L'impôt sur le revenu est un des nouveaux et indispensables élémens de cet équilibre, et c'est un devoir pour tous les véritables amis du pays de venir à l'aide du gouvernement et de convaincre les contribuables de la nécessité absolue de cette nouvelle charge.
Source : Gallica

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