Résumé

Charles Jobey Lettres aux paysans. I. Gardez la République… (1872)

Une mangerie semblable ne pouvait durer éternellement, tout le monde était mécontent, si bien, que le 24 février 1848, les Parisiens emballèrent Louis-Philippe dans un fiacre, proclamèrent la République, et donnèrent à tous les Français le droit de parler et de dire leur avis sur les affaires publiques, en décrétant le suffrage universel.
Arrêtons-nous ici, les amis, le temps seulement de rendre justice à vos bienfaiteurs.
Avant 1789, nous avons dit que vos pères étaient un peu plus que des bêtes, des manants! taillables et corvéables à merci : la grande Révolution en a fait des hommes !
Source : Gallica

Charles Jobey Lettres aux paysans. I. Gardez la République… (1872)

Quand le jour viendra, et il viendra bientôt, espérons-le, de la dissolution de la Chambre de Versailles, présentez-vous au scrutin armés de votre bulletin de vote, et au nom de la République et du suffrage universel, balayez d'un seul coup tous ces faux représentants du peuple, légitimistes, orléanistes, bonapartistes, qui semblent s'être donné la mission d'agiter, de troubler le pays, et de l'empêcher de se relever de ses ruines.
Source : Gallica

Charles Jobey Lettres aux paysans. I. Gardez la République… (1872)

Sachez donc, les amis, que quand on est homme et citoyen, on ne doit plus compter sur l'appui de personne, on doit s'instruire et apprendre à se conduire soi-même ; sachez aussi, qu'avec le suffrage universel, on doit prévenir et éviter les malheurs publics, et l'on ne peut plus être malheureux que par sa faute.
C'est votre faute, si vous avez voté au nombre de 6 ou 7 millions pour faire empereur Louis-Napoléon Bonaparte, le plus infâme coquin, le plus grand scélérat des temps modernes.
Source : Gallica

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