“ J'ai voulu prouver que la création des rentes était une opération morale, avant d'en faire voir la nécessité et l'avantage. Une nation a deux moyens pour subvenir à ses dépenses, le premier celui des impôts, le second celui des emprunts. Par l'un elle prélève sur les revenus de ses membres les capitaux qui lui sont nécessaires ; par l'autre elle n'en prélève que les intérêts. Dans un temps de grande prospérité et lorsque les contribuables ont des fonds inutiles et sans emploi, des impôts sagement conçus et combinés peuvent, être préférables aux emprunts ”
Résumé
“Le budget de 1816, considéré sous le rapport de son influence sur la prospérité de la France et la tranquillité intérieure , par M****, auteur des "Observations sur le système financier et administratif adopté en 1814."”, publiée en 1816, est une œuvre de . Des thèmes tels que impôts, millions ou la prospérité y sont abordés.
Citations de Le budget de 1816, considéré sous le rapport de son influence sur la prospérité de la France et la tranquillité intérieure… ()
“ J'ai parlé du mode de liquidation de l'arriéré en rentes portant six pour cent d'intérêt; il me reste à prouver tous les dangers qui seraient attachés à l'acceptation des nouveaux impôts qu'on propose, et à démontrer que l'emploi du crédit est le seul moyen de remplir le déficit et de donner à l'administration le ressort qui lui manque. Les impôts qu'on soumet à la chambre portent directement sur les fabriques qui auraient le plus besoin d'être protégées, sur celles qui, par le grand nombre d'ouvriers qu'elles occupent , seraient les plus dignes de l'appui du gouvernement. ”
“ Mais d'une part l'emploi du crédit,joint au produit des impôts existans, peut procurer les moyens de parvenir à une grande prospérité et d'assurer la tranquillité intérieure, circonstances qui ont sur les effets publics une plus grande influence que les combinaisons du jeu ; et de l'autre, un ministre des finances habile , qui seul fait vendre ou acheter de fortes parties de rentes , aura toujours la faculté d'en maîtriser le cours, puisqu'il peut, à sa volonté, en augmenter ou diminuer la quantité en circulation. ”
