Résumé

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé par le ministre des Finances pour l'année 1817… (1817)

Il arrivera donc que pendant que la caisse amortira avec un bénéfice quelconque, la trésorerie empruntera avec une perte au moins égale : il n'y a donc aucun avantage pour elle dans cette opération, tandis que la perte est immense pour le public, puisqu'indépendamment des salaires des administrateurs et des commis de la caisse, les 40 millions enlevés pour elle chaque année à l'agriculture, aux manufactures et au commerce, produiraient une stagnation encore plus dangereuse que les profits particuliers de cet agiotage. L'amortissement, dit-on, est établi pour soutenir l'honneur de nos effets.
Source : Gallica

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé par le ministre des Finances pour l'année 1817… (1817)

La France entière répondra que ces maux dérivent du pouvoir absolu des ministres, des séductions dont ils sont entourés par les hommes qui profitent des abus , et de l'impossibilité de réprimer ces hommes sans une sage liberté de la presse.
En vain on nous promet, chaque année, un meilleur avenir ; les taxes augmentent tous les jours ; ce ne sont plus des millions que l'on demande au peuple français, c'est plus d'un milliard ! Une longue expérience a cependant prouvé que le système actuel des contributions du royaume ne pouvait produire plus de 500 millions par an.
Source : Gallica

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé par le ministre des Finances pour l'année 1817… (1817)

On nous a toujours cité le crédit fe l'Angleterre; et les hommes qui aspiraient si vainement à fonder celui de la France, ne voyaient pas que le fonds d'amortissement anglais est soutenu par un excédent de capital que l'agriculture, les manufactures et le commerce ne pourraient occuper, et que, dans l'empire britannique, le crédit repose principalement sur la liberté des personnes, sur celle de la presse, sur la sûreté des propriétés, sur la responsabilité effective des ministres.
Source : Gallica

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