Résumé

Dr Lafaurie Correspondance entre M. le préfet de Lot-et-Garonne et M. Lafaurie… (1836)

Cependant, par sa lettre du 20 mars dernier, que je vous ai communiquée le 28 du même mois, le maire déclare qu'il est déterminé à ne pas délivrer de mandats pour le paiement du vicaire (3) , c'est-à- dire à ne point remplir l'un de ses devoirs administratifs. Je ne saurais, sans manquer moi-même à mes obligations, tolérer la continuation d'un pareil état de choses.
Je vous prie de le faire comprendre au maire, et de lui demander l'assurance formelle qu'à l'expiration de chaque trimestre, il ordonnancera le traitement du vicaire comme toutes les autres dépenses communales.
Source : Gallica

Dr Lafaurie Correspondance entre M. le préfet de Lot-et-Garonne et M. Lafaurie… (1836)

Je savais bien que la chose était inutile, et que, dans tous les cas, je ne pouvais pas, chez eux, trouver protection contre un préfet. Les maires sont en quelque sorte le peuple personnifié ; or, quels égards doit-on à un peuple qui ne veut se laisser ni bâillonner ni bâter, pas même par ceux qui, sortis d'hier de ses rangs, veulent aujourd'hui faire oublier leur origine et leurs précédens en jouant les grands seigneurs, dont ils affectent la morgue et la vanité?
Source : Gallica

Dr Lafaurie Correspondance entre M. le préfet de Lot-et-Garonne et M. Lafaurie… (1836)

Dans ma lettre du 14, quand j'avais pour objet principal de démontrer l'absolue nécessité de payer le traitement du vicaire, j'ai écarté toute considération personnelle de la discussion du principe que je voulais établir; mais aujourd'hui que l'on me demande de rapporter mon arrêté de suspension , je ne puis pas faire abstraction d'une partie des considérations sur lesquelles s'appuie cet arrêté; car c'est un principe aussi, un principe d'ordre, que les égards réciproques que les hommes se doivent entre eux.
Source : Gallica

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