Battle of Wörth

Définition et enjeux

Portrait de Georges Darien Georges Darien L’Épaulette

Tout le monde se met à espérer ; on ne parle que d’une revanche certaine et définitive, de l’écrasement inévitable des Allemands devant Metz ; et l’on prépare d’avance les drapeaux et les lampions qui ont servi à pavoiser et à illuminer lorsque arrivèrent la nouvelle du succès français à Saarbrück et la nouvelle — fausse, hélas ! — de la grande victoire remportée à Wörth par Mac-Mahon.
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Roger Allou La Campagne de 1870. Récit des événements militaires depuis la déclaration de guerre jusqu'à la capitulation de Paris… (1871)

Mais, à l'exception de Wœrth, les Français semblent être restés toujours sur la défensive, ce qui peut se justifier, mais ce qui est contraire à toutes leurs traditions, tandis que les Allemands ont invariablement pris l'offensive avec une hardiesse étonnante. Les généraux allemands semblent avoir une prédilection toute particulière pour l'attaque des ailes au lieu du centre de l'ennemi, et quoique le grand mouvement tournant du 18 août, en tenant compte de la supériorité des forces et du caractère particulier du champ de bataille, ait complètement réussi, il n'était peutêtre pas sans danger.
Source : Gallica

Émile Ollivier Revue des Deux Mondes

Mais personne n’avait pu ébranler son idée fixe qu’il n’y avait derrière Wœrth qu’un corps relativement faible, rideau jeté en avant pour faciliter la manœuvre du gros de l’armée allemande. Persuadé qu’il n’avait devant lui que 30 ou 40 000 hommes, qu’aucune attaque n’était à redouter le 6 août, et qu’il pouvait se préparer sans crainte, en attendant Failly, à attaquer l’ennemi le 7, le maréchal fait communiquer aux troupes l’ordre donné la veille au soir pour la journée : « Repos, double distribution de pain, viande, sucre et café, nettoyage des armes. »
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