Baronne James de Rothschild

Résumé

Baronne James de Rothschild Souvenirs de la Grande Guerre… (1927)

Depuis le mois de juillet jusqu'au milieu de septembre 1918, et durant toute la fin de ce mois, la victoire de nos armées s'accentua. Je profitai de l'accalmie générale pour aller, au mois d'octobre, visiter mon hôpital de Berck-sur-Mer. Le 30 octobre, je revins à Paris.
J'étais heureuse alors de pouvoir, libre de tout souci, me consacrer entièrement à mes chers blessés. Maintenant la guerre touchait à sa fin, et cette fin, c'était la victoire! Sur toute la ligne du front, l'invasion reculait. La France allait être enfin délivrée! Nous vivions tous dans la joie.
Source : Gallica

Baronne James de Rothschild Souvenirs de la Grande Guerre… (1927)

Les atrocités commises par les Allemands pendant la grande guerre resteront, aux yeux de la postérité, la manifestation la plus saisissante et la plus violente de ce retour brutal à la barbarie.
Mais la guerre peut aussi susciter, chez certains individus et dans certaines nations, des élans admirables de vertus civiques. L'antiquité a justement célébré les héroïques défenseurs de la Grèce envahie. Le monde moderne n'aura pas
moins d'admiration pour les soldats qui, dans cette guerre, ont combattu pour sauver, en même temps que la France, leur patrie, le droit, la liberté et la civilisation.
Source : Gallica

Baronne James de Rothschild Souvenirs de la Grande Guerre… (1927)

Toutes les personnes qui ont soigné des blessés de guerre, savent que le réconfort moral était souvent aussi efficace pour ces malheureux que les soins matériels les plus assidus.
Ainsi que je le faisais à Gouvieux, je saisissais toutes les occasions d'offrir à mes hôtes de modestes distractions, qui leur faisaient oublier, au moins pour quelque temps, la triste situation dans laquelle ils se trouvaient. A ceux d'entre eux qui ne pouvaient pas marcher, je faisais faire, avec le consentement du médecin, des promenades en voitures.
Source : Gallica

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