François Ayme, Guillaume II : une éducation impériale (1897)
“ Parents, amis, patrie, au revoir ! Et déjà, par l'imagination, on rêve aux surprises du retour. Mais le train s'ébranle. L'aspect des paysages inconnus, le va-et-vient des voyageurs à chaque station, les villes et les bourgs que l'on traverse, accaparent votre curiosité. Pendant tout le trajet on éprouve des sensations nouvelles, à la fois superficielles et profondes, que l'on ne retrouvera plus jamais. C'est un début qui ne se renouvelle pas dans la vie. J'arrive à Cologne où je m'arrête pendant une demi-journée. Comme cela paraît bizarre d'entendre parler une langue autre que la sienne ! ”
