Résumé

Les Coupables des désastres de la France… (1870)

Un crime contre la nation, contre la sainteté du serment, le coup d'État du 2 décembre 1851, avait porté un homme sans mérites, sans antécédents louables, sur le premier trône du monde. Enorgueilli par le succès facile de sa trahison, aidé par la phalange des couards et des traîtres qui, comme lui, n'hésitèrent point à sacrifier leur patrie en vue de leurs intérêts personnels ; Louis Napoléon Bonaparte s'est cru dès lors non seulement le maître despote de la France qu'il avait assoupie par des apparences trompeuses, mais aussi le maître de l'univers.
Source : Gallica

Les Coupables des désastres de la France… (1870)

Le maréchal Leboeuf n'est donc pas plus coupable que Napoléon III, que son ministre Ollivier, que ceux qui ont formé le cabinet du 2 janvier 1870, que les membres du cabinet Palikao, que tous ceux enfin de la majorité de la Chambre ; car tous plus ou moins ont trahi la nation jusqu'au dernier moment; tous faisaient et servaient plus les intérêts de la Dynastie que ceux de la France ; tous ont contribué jusqu'à l'évidence à sacrifier la nation pour, sur ces ruines, rehausser le trône de l'auteur des assasinats du 2 décembre.
Source : Gallica

Les Coupables des désastres de la France… (1870)

Partout la justice doit se faire jour ; partout vous aurez des abus de pouvoir, des actes indignes et arbitraires à châtier, des torts à réparer, des injustices à relever. Il faut que tous ceux qui sous le gouvernement despotique, n'ont fait que du despotisme quittent désormais leur poste ou que la république les en chasse. Que de familles réduites à la misère, que d'innocents cruellement traités, impitoyablement persécutés par les proconsuls du tyran, du Bonaparte !
Source : Gallica

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