Résumé

Edgar Rodrigues Le casque prussien : souvenirs anecdotiques de la guerre 1870-1871 (1871)

Le pouvoir confié par le suffrage universel est tout personnel à celui qu'il désigne, et si l'élu s'en démet, il doit consulter au moins ceux dont il l'a reçu.
Et depuis quand un souverain, tant qu'il a le pied sur la terre de France, n'y commande-t-il plus en maître ?
La régence doit-elle surgir dès que le chef de la nation a dépassé Meaux ou Saint-Germain? Alors
qu'il allait à Vichy, pourquoi l'empereur n'instituaitil pas la régence ?
Source : Gallica

Edgar Rodrigues Le casque prussien : souvenirs anecdotiques de la guerre 1870-1871 (1871)

Cependant, la Prusse venait de retirer son malencontreux Hohenzollern : Hector Pessard n'avait plus
rien à dire, et la chose pouvait s'arranger; quant à la Chambre, E. Ollivier lance son cœur léger, à quoi Jules Favre — ce qu'on a oublié — répond par son cœur troublé.
A choisir entre ces deux cœurs, l'assemblée se décide pour le moins lourd et 270 voix acclament Ollivier.
M. Thiers, du haut de la tribune, jette vainement un dernier cri d'alarme.
— Vous êtes la trompette des désastres de la France ! lui crie le marquis de Piré, des profondeurs de la majorité.
Source : Gallica

Edgar Rodrigues Le casque prussien : souvenirs anecdotiques de la guerre 1870-1871 (1871)

Ce n'était plus le seul nom de république qui devait arrêter l'ennemi. On y ajoutait maintenant l'influence étrangère. Mais, dans cette concession, notre vanité se taillait encore la part belle : « Paris, disions-nous, est le cerveau du monde. Sans son cerveau, l'univers entier ne saurait vivre ! » Donc, les grandes puissances ne pouvaient manquer bientôt de crier à l'Allemagne : « Ne touchez pas à notre cerveau ! »
Cependant les stratégistes en chambre continuaient à suivre, d'une épingle anxieuse, la marche des Prussiens sur leur nouvelle carte.
Source : Gallica

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