François Faverot de Kerbrech

Élements biographiques

François Faverot de Kerbrech La guerre contre l'Allemagne (1870-1871… (1905)

Le général Ducrot s'approcha de cette batterie.
Wœstyne était à pied, la tête enfoncée dans le capuchon de son caban et la canne à la main : « Qu'attendez-vous donc pour vous retirer, capitaine? lui dit le général.
— La nuit, répondit-il.
— Et pourquoi?
— Parce que, si nous nous en allons de jour, les Prussiens nous verront et nous tireront dans le dos, que je n'aime pas à leur montrer. —
Allons, répliqua le général, faites amener vos avant-trains. Dites à vos hommes que ce sont de braves gens et vous, donnez-moi la main. »
Les Allemands tentèrent de nous déborder par notre droite.
Source : Gallica

François Faverot de Kerbrech La guerre contre l'Allemagne (1870-1871… (1905)

Le général Ducrot revint bientôt sur la rive droite de la Givonne, ruisseau très encaissé. En remontant derrière lui les pentes très raides de cette même rive, mes sangles glissent sous le ventre de Pay Master. Je saute à terre, ma selle tourne, et voilà que ce diable d'animal se met à ruer avec furie, faisant un vrai feu d'artifice avec mes brosses à dents, mon peigne, ma gourde, mon éponge, mon chocolat, etc. Ce qui contribuait encore à le mettre en gaieté, c'était la pétarade qu'il entendait et les obus qui tombaient autour de nous, en soulevant des entonnoirs de terre labourée.
Source : Gallica

François Faverot de Kerbrech La guerre contre l'Allemagne (1870-1871… (1905)

Il fut bientôt couvert d'obus, qui produisirent tout
d'abord une sorte de panique chez certaines des troupes qui l'occupaient; mais presque aussitôt, à la voix de leurs officiers, elles reprirent leur sang-froid et furent dès lors admirables. On les vit tout le jour, prêtes à repousser une attaque, rester immobiles dans les tranchées, sous un déluge de projectiles, sans pouvoir, par cette température sibérienne, allumer aucun feu.
L'artillerie du colonel Stoffel répond de son mieux au tir des Allemands, mais elle a contre elle la supériorité du nombre et du calibre des pièces ennemies.
Source : Gallica

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