Jules Rolland

Élements biographiques

Jules Rolland Le général Ducrot : portraits militaires (1871)

Le général Ducrot, quoi qu'on en ait dit, n'aime ni l'éclat ni le bruit; il a une horreur profonde pour tout ce qui effleure la réclame.
Au physique, le général vous frappe par son allure noble, virile. Il est d'une taille élevée, a la tête trèsénergique; le front large, pensif, la barbe grisonnante. Au premier abord, on lui trouve une sorte de rudesse ; mais cette rudesse n'est en réalité que l'effet trompeur d'une rare franchise. Au contraire, si l'on examine bien l'homme, son regard, non dépourvu d'une certaine douceur, vous laisse pressentir un grand fond d'aménité et de bienveillance.
Source : Gallica

Jules Rolland Le général Ducrot : portraits militaires (1871)

Je me soucie peu de la menace : être fusillé par les balles prussiennes sur un champ de bataille, ou à la sortie d'une prison, le résultat sera toujours le même. Je n'en aurai pas moins la conscience d'avoir rempli jusqu'au bout mes devoirs de soldat et de citoyen, et, à défaut d'autre héritage, je laisserai à mes enfants une mémoire honorée par tous les gens de bien, amis ou ennemis. Mais ce qui me touche
cruellement, c'est l'accusation de félonie portée contre moi!
Source : Gallica

Jules Rolland Le général Chanzy : portraits militaires (1871)

La première façon d'agir est d'un républicain égoïste; la seconde d'un cœur vraiment français, d'une âme patriotique.
Avant l'affreuse honte de Sedan, le général Chanzy, on peut le dire, était à peu près inconnu.
Le brave Mac-Mahon, quoique blessé, écrivit une lettre à M. Gambetta, ministre de la guerre, ministre de l'intérieur, ministre. est-ce tout? pour l'engager à confier un commandement au jeune général. « C'est le seul de nos généraux, disait le maréchal, qui soit capable d'opposer tactique à tactique, et qui puisse tirer la France de la situation où elle est. »
Source : Gallica

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