A. Champetier de Ribes

Élements biographiques

A. Champetier de Ribes Consultation pour les compagnies d'assurances contre l'incendie sur les sinistres de guerre et d'invasion… (1871)

Est-ce l'assurance à la grande aventure, que nous appellerions d'un mot , l'assurance à l'américaine, l'assurance de tout hasard et de tout risque, hardiment affrontée, largement payée, mettant, sans distinction aucune, tous les dangers d'incendie au compte de l'assureur, et lui attribuant par contre de larges primes calculées sur les risques de toutes sortes et qui pourront bien, un jour ou l'autre, à quelque chiffre qu'elles s'élèvent, se trouver insuffisantes en face de certaines éventualités?
Source : Gallica

A. Champetier de Ribes Consultation pour les compagnies d'assurances contre l'incendie sur les sinistres de guerre et d'invasion… (1871)

L'arrêt semble oublier que l'état de guerre est le fait dominant, topique et déterminant ; que c'est la guerre qui a amené les Prussiens à Ornans, chez M. Chaiilet, non pas comme hôtes, mais comme maîtres et envahisseurs ; qu'il y a dans le fait de la guerre un fait spécial, considérable, de nature à justifier pour l'assurance une clause spéciale, et que cette clause existe, et que, loyalement souscrite, elle doit être loyalement maintenue.
Source : Gallica

A. Champetier de Ribes Consultation pour les compagnies d'assurances contre l'incendie sur les sinistres de guerre et d'invasion… (1871)

C'est ainsi que le taux des assurances est progressivement descendu au chiffre le plus minime. C'est surtout le père de famille qu'on assure. Or, le père de famille qui, chaque année, voit revenir périodiquement l'échéance de sa prime, peut bien consentira s'imposer ce sacrifice en vue des périls qui le touchent et qui lui semblent prochains. Il ne consentirait jamais à faire entrer les autres en ligne de compte. Il ne s'en préoccupe pas pour lui-même ; il trouverait trop dur de les payer pour autrui.
Source : Gallica

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