Adolphe Chauvier

Élements biographiques

Adolphe Chauvier Mémoire adressé aux citoyens représentants sur l'assurance contre l'incendie… (1848)

Je dis encore invincible, parce qu'au raisonnement nous opposons la raison; à l'envahissement, nous opposons un corps compacte et valeureux; à la tactique, celle de nos glorieux et savants officiers; mais à l'incendie, la seule arme qui reste à un ennemi perfide, je ne vois point d'armes, point de mesures à opposer : on peut ruiner l'Angleterre par la prise de sa marine marchande; on peut ruiner la France par l'incendie, et, sans combattre, il n'est point de tactique, de lois, de moyens à employer contre le crime qui se cache dans l'ombre.
Source : Gallica

Adolphe Chauvier Mémoire adressé aux citoyens représentants sur l'assurance contre l'incendie… (1848)

En sorte que l'Etat pourra n'assurer que les valeurs ayant, par leur nature, chance d'être incendiées, et qu'il faut considérer qu'en assurance comme en commerce, c'est le bon qui paie le mauvais ; ce sont les objets non invariables, non combustibles, même les risques éphémères, qui font le bénéfice et la fortune des Compagnies.
Quelle preuve opposerez-vous à une déclaration de sinistre faite par un assuré dont la mauvaise foi est notoire, mais dont le feu aura tout absorbé ?
Source : Gallica

Adolphe Chauvier Mémoire adressé aux citoyens représentants sur l'assurance contre l'incendie… (1848)

Mais, si l'assurance est obligatoire, descendra-t-elle jusqu'à celui qui n'est pas imposé? — Il ne suffit pas de vouloir imposer, il faut encore pouvoir percevoir l'impôt.
Or, logiquement, il existe des citoyens insolvables, tant par la véritable misère, le manque d'ouvrage, les maladies, la nombreuse famille, que par la paresse, la débauche, et l'État ne saurait rechercher la perception d'un impôt dont le produit ne couvrirait pas les frais.
Source : Gallica

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