Jules Laforgue,
Poésies complètes de Jules Laforgue
“ LES LINGES, LE CYGNE Ce sont les linges, les linges, Hôpitaux consacrés aux cruors et aux fanges ; Ce sont les langes, les langes, Où l’on voudrait, ah ! redorloter ses méninges ! Vos linges pollués, Noëls de Bethléem ! De la lessive des linceuls des requiems De nos touchantes personnalités, aux langes Des berceaux, vite à bas, sans doubles de rechange, Qui nous suivent, transfigurés (fatals vauriens Que nous sommes) ainsi que des Langes gardiens. C’est la guimpe qui dit, même aux trois quarts meurtrie : « Ah ! pas de ces familiarités, je vous prie... » C’est la peine avalée aux édredons d’eider ; ”
