Résumé

Diderot, Louis L’Encyclopédie, 1re éd.

La bougie de table ne se fait guere autrement que les cierges à la cuillere. Voyez Cierge. On fait des meches moitié coton, moitié fil blanc & lin ; on les tord un peu ; on les cire avec de la cire blanche, afin de les égaliser sur toute leur longueur, & ne laisser échapper aucun poil qui traverse la solidité de la bougie ; & on les enferre par le bout avec un petit ferret de fer blanc, placé vers le collet de la bougie ; ce ferret couvre l’extrémité de la meche, & empêche la cire de s’y appliquer.
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Diderot, Louis L’Encyclopédie, 1re éd.

On obvie donc à cet inconvenient en mettant de nouvelle cire fondre à mesure qu’on employe celle qui est fondue. Par là on donne du corps à cette derniere, & se mêlant avec l’autre elle supporte encore l’action du feu sans en souffrir. Ainsi de distance en distance jusqu’à la fin. Cette matiere est blanche ou jaune, selon le prix qu’on se propose de vendre la bougie : quand elle est pliée, on la peint quelquefois de diverses couleurs, sur tout celle qui a la forme d’un livre. Les bougies se font de la grosseur qu’on les veut.
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Diderot, Louis L’Encyclopédie, 1re éd.

Pour premiere opération dans la bougie filée, on devide d’abord les écheveaux de coton sur des tournettes, en noüant d’un nœud plat qui n’est pas beaucoup plus gros que le fil, les bouts des uns avec ceux des autres. Rien, comme on peut le penser, ne fixe la quantité de ces écheveaux, que la quantité de bougie que l’on a dessein de faire : le cordon ou la meche ainsi parvenue à la grosseur fixée encore par l’espece d’ouvrage, on trempe le bout dans la cire fondue, on l’attache en le collant sur le tour A, fig.
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