Lucien Delabrousse

Résumé

Lucien Delabrousse Jules Grévy (Delabrousse)

La fatigue, l’impatience, les passions déchaînées, l’orateur avait tout à surmonter pour se faire entendre. M. Jules Grévy se fit entendre ; mieux encore, il se fit écouter, il s’imposa à l’Assemblée. Venant de tout autre que de lui, les paroles que nous avons rappelées eussent provoqué un tumulte tel que toute discussion fût devenue impossible. Lui, au contraire, calme au milieu des transports de fureur de la droite, et maître de sa parole, démasqua pièce par pièce l’échafaudage de la coalition monarchiste, et des décisions d’une majorité aveugle en appela au pays et à l’histoire.
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Lucien Delabrousse Jules Grévy (Delabrousse)

On n’a jamais songé à réglementer le droit de grâce, et, du moment où le chef de l’État l’exerce dans sa pleine indépendance, pourquoi lui demander de signer des arrêts de mort lorsque sa philosophie répugne à la peine de mort ? Il y a là un sentiment profondément respectable ; il y a une démonstration de plus de la conscience et de l’élévation d’idées que M. Grévy apporte dans tous les actes de sa magistrature. Rester fidèle aux convictions de toute sa vie, telle est la devise de M. Jules Grévy
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Lucien Delabrousse Jules Grévy (Delabrousse)

Il s’arrête quelquefois devant une chaumière pour causer avec le paysan qui vient de le saluer, et lorsque l’entretien se prolonge, et que le petit garçon ou la petite fille survient, il prend l’enfant sur les genoux, l’interroge sur ce qu’il sait, lui récite des fables.
Cet homme si prévenant et si doux, c’est le président de la République. Il aime la chasse, mais il aime surtout chasser à Mont-sous-Vaudrey, où tous les buissons et tous les ravins lui sont familiers, où il connaît les terriers et les remises, où il n’a pas à tenir compte des exigences officielles.
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