Résumé

Lettres d'un électeur de 1789, à un jeune électeur de 1834 (1834)

La Révolution de 1789 a doté la France d'immenses libertés ; mais, en mère aveugle et faible, elle a été au-delà de ce que lui commandaient une sage prévoyance, une tendresse éclairée ; elle s'est perdue et le pays avec elle.
L'Empire ne nous a donné que de la gloire ; mais au moins, sous son aigle victorieuse, l'ordre a remplacé la liberté; et la France, fatiguée d'anarchie, s'est consolée.
Source : Gallica

Lettres d'un électeur de 1789, à un jeune électeur de 1834 (1834)

La Gazette a beau le nier, chercher à prouver le contraire, ce qu'elle veut, c'est l'absolutisme, c'est le triomphe du parti aristocratique, c'est l'influence sacerdotale sur le temporel aussi bien que sur le spirituel; c'est Henri V, c'est la régence, c'est enfin une troisième restauration.
Détruire, bouleverser est donc son unique moyen , et elle poursuit son plan de destruction avec persévérance et, de plus, avec habileté ; quant au triomphe prochain de sa cause, elle ne le met pas un seul instant en doute. Pour elle tout est chance de fortune et d'avenir.
Source : Gallica

Lettres d'un électeur de 1789, à un jeune électeur de 1834 (1834)

Plus je vois les hommes et les choses plus je reconnais qu'entre la France et la faction légitimiste il n'y a rien de commun. Je reconnais aussi qu'il n'y a aucune chance d'avenir pour un parti que repoussent les sympathies et les intérêts nationaux.
Ce n'est donc point sous sa bannière que se trouve le pays ; ce n'est point avec lui et pour lui que vous voterez, mon cher Eugène, je n'en doute pas un seul instant, surtout si, comme je l'espère , j'ai fait passer dans votre esprit toutes mes convictions.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature