René Chicoisneau

Résumé

René Chicoisneau Catilinaire contre les Pritchardins… (1845)

C'est là qu'est l'erreur de ces bons citoyens; s'ils voulaient bien prendre la peine de lire chaque jour les journaux et les brochures politiques, ils s'apercevraient que la presse en général n'est plus à la hauteur de sa mission politique; qu'elle dégénère dans ses hommes et dans son but ; qu'elle est trop exclusivement liée à un principe politique, et qu'elle donne trop dans l'esprit de système. Voit-on jamais un journal se donner la peine de discuter une opinion qui n'est pas la sienne, autrement que pour donner raison au système qu'il soutient chaque jour?
Source : Gallica

René Chicoisneau Catilinaire contre les Pritchardins… (1845)

La bourgeoisie mise dans l'intérêt du système, par surprise, il est vrai, devait bien s'attendre à une exploitation plus considérable de ses sentiments d'ordre public et de liberté légale; que si, d'une part le système ne faisait rien de ce qui devait consolider la révolution, d'une autre, il ne perdrait aucune occasion d'en comprimer les plus nobles élans: fort d'un tel appui, le système était en mesure de lutter contre le peuple et même contre les héros de Juillet : toutefois, le moment eût été mal choisi
Source : Gallica

René Chicoisneau Catilinaire contre les Pritchardins… (1845)

Avec une aussi grande étendue de pouvoir, il suffit à un ministre de donner à comprendre que l'interprétation de chaque texte doit se faire dans un sens ou dans un autre, pour être assuré du succès de sa manoeuvre : il tient dans sa main, par les menaces de destitution qu'il ne se donne plus même la peine de réitérer, tous les ressorts de sa machine administrative, et alors, s'il donne dans un faux système, on peut être sûr qu'il n'est pas une seule bourgade de la France exempte de ce genre d'oppression.
Source : Gallica

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