Adolphe Puissant

Résumé

Adolphe Puissant Aux bourgeois (1872)

Notre foi doit être plus éclairée et plus pure, notre espérance plus certaine, notre charité plus intelligente et plus active. Une aristocratie nouvelle s'est levée, qui n'a d'autres titres que ses capacités intellectuelles; car les trois plus sûrs moyens de parvenir aujourd'hui sont l'enseignement, le travail et l'éducation morale. S'il est encore une autre aristocratie que celle-là, bourgeois, c'est votre faute; le peuple, voyant que vous n'êtes bons à rien, est tout disposé à croire que vos supérieurs de naissance ou d'occasion sont bons à quelque chose.
Source : Gallica

Adolphe Puissant Aux bourgeois (1872)

Puisque vous craignez toutes ces activités pernicieuses qui ne peuvent engendrer que des maux, substituez-leur des manières d'agir qui soient profitables à la société entière. Vous ne pouvez empêcher que le monde fermente ; mais au lieu de le laisser à ces ferments mauvais qui ne produisent que des explosions, introduisez des ferments qui aient une action salubre. C'est le ferment qui donne la vie ou la mort à tous les germes ; c'est le ferment qui produit le pain et les poisons ; c'est le ferment qui fait les héros et les criminels. Votre rôle est d'être le ferment salubre
Source : Gallica

Adolphe Puissant Aux bourgeois (1872)

Elle élève un mur d'airain entre l'élite de la nation et les masses; elle provoque à la fois l'irritation des gouvernants et des gouvernés ; elle les rend odieux l'un à l'autre, et se rend odieuse à tous les deux.
Autrefois, la bourgeoisie était un rempart contre les tyrannies; aujourd'hui, elle les a toutes usurpées. De l'ancien rempart, maintenant démoli, il ne reste plus que le fossé : mais ce fossé s'est élargi, s'est approfondi et s'est fait gouffre.
Source : Gallica

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